Mutuelle senior : 4 conseils essentiels pour bien choisir en 2023

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Vous allez très bientôt prendre votre retraite et la question de la complémentaire santé se pose. Les besoins évoluent avec l’âge et votre contrat actuel risque de ne plus être adapté à plus ou moins longue échéance. Voici 4 points importants qui vous aideront à bien choisir votre future mutuelle senior.

Analyser ses besoins de santé

Avant de se lancer dans la recherche d’une mutuelle senior, il est essentiel de se pencher sur ses besoins actuels et ceux à venir. Un exercice d’anticipation s’agissant des dépenses de santé qui pourraient s’imposer à l’avenir mais nécessaire pour éviter de très lourds restes à charge.

Chez les seniors, les dépenses les plus courantes sont les suivantes :

  • Frais d’hospitalisation : malgré une prise en charge au taux de 80% ou 100% (personne en affection de longue durée) par l’Assurance Maladie, vous devez payer le ticket modérateur et les dépassements d’honoraires, systématiques en chirurgie et en anesthésie.

  • Consultations et pharmacie : faites le point sur votre consommation.

  • Soins dentaires : les prothèses bénéficient désormais de la réforme 100% Santé qui supprime les restes à charge après remboursement de la Sécu et de la mutuelle.

  • Frais d’optique : ils sont également éligibles au dispositif 100% Santé.

  • Aides auditives : ces frais très élevés font partie de la réforme 100% Santé.

  • Médecines douces : les thérapies alternatives sont plus ou moins bien prises en charge par les mutuelles.

En place depuis janvier 2021, la réforme 100% Santé permet à chaque assuré d’accéder à des équipements de qualité en prothèses dentaires, aides auditives et lunettes de correction sans avoir à subir de restes à charge : il suffit de sélectionner le produit dans le panier 100% Santé pour être intégralement remboursé par la Sécu et sa mutuelle. Les contrats dits solidaires et responsables (95% du marché de la complémentaire santé) sont soumis à cette réglementation.

Personnaliser sa mutuelle senior

Il convient alors de sélectionner le contrat qui correspond à vos besoins particuliers et de laisser de côté les offres généralistes qui proposent une couverture adaptée aux assurés plus jeunes. Il est en effet inutile de payer pour des garanties qui ne vous sont plus d’aucune utilité comme la maternité ou l’orthodontie.

Si vous consultez très fréquemment et que votre état de santé nécessite un suivi régulier et un traitement de fond, renforcez la garantie médecine de ville et ne vous contentez pas d’une prise en charge à 100% toujours calculée sur la base du tarif de convention et non aux frais réels.

La garantie hospitalisation doit également être renforcée. L’hospitalisation génère toujours des frais annexes qui peuvent être pris en charge par la mutuelle senior : dépassements d’honoraires, frais de confort (chambre individuelle, téléviseur, lit accompagnant), frais de transport sanitaire. Les mutuelles seniors proposent différents niveaux de prise en charge en fonction de votre budget.

Opter pour des prestations d’assistance

Plus on avance en âge, plus le risque de perte d’autonomie augmente. Au-delà de cette problématique, une simple hospitalisation peut vous immobiliser pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Les mutuelles conçues pour les assurés seniors proposent des  services d’assistance qui vous aident à gérer les tâches du quotidien :

  • auxiliaire de vie

  • aide-ménagère

  • portage des repas et des médicaments

  • livraison de courses

  • garde des animaux de compagnie

  • recherche d’un établissement spécialisé pour la convalescence

  • transfert d’un proche

  • bien-être à domicile

  • ergothérapeute

  • protection juridique en cas de litige avec un tiers.

Certains contrats proposent un capital en cas de dépendance ou de handicap qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros et permet de financer du matériel médical ou des éléments de confort.

Faire jouer la concurrence

Le marché de la complémentaire santé est vaste et très concurrentiel. Le seul moyen de trier le bon grain de l’ivraie est de comparer les offres grâce aux outils en ligne mis gratuitement à votre disposition. Il suffit d’indiquer vos besoins de santé et les quelques informations personnelles demandées pour que le comparateur de mutuelle santé sélectionne pour vous plusieurs offres correspondant à vos exigences. En quelques clics, vous visualisez les meilleures offres du moment et vous pouvez demander à recevoir des devis qui détaillent les garanties et vous donnent des exemples de remboursement.

Il faut comparer les tarifs à l’aune des garanties. À couverture équivalente, il peut y avoir une différence de 200€ à 300€ par an. L’objectif est de trouver le meilleur rapport remboursement/cotisations. N’hésitez pas à faire appel aux services d’un courtier en mutuelle, un expert de la complémentaire santé qui peut vous guider et orienter votre choix après avoir pris connaissance de vos besoins et de votre budget.

Sachez que vous avez le droit de changer de mutuelle à tout moment et sans frais après un an de souscription. Cette mesure vous permet de trouver une mutuelle mieux adaptée à un tarif plus compétitif et d’éviter la reconduction tacite d’un contrat qui ne vous convient plus. Rappelons par ailleurs que les ex-salariés ont la possibilité de conserver leur mutuelle entreprise à la retraite, mais à leurs frais, avec le risque de payer pour des garanties devenues obsolètes et de subir une augmentation de 50% du tarif à partir de la troisième année.

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Hausse de la participation forfaitaire en mai 2024 : qui est exonéré ?

À compter du 15 mai 2024, le montant de la participation forfaitaire passe de 1€ à 2€. Après le doublement des franchises médicales en avril sur les médicaments et les transports sanitaires, cette mesure augmente d’autant plus le reste à charge des assurés que ces frais ne sont pas remboursés par les mutuelles santé. Certains patients sont toutefois exemptés et certaines situations d’exonération s’appliquent quel que soit le statut de l'assuré. Voici en détails qui paie et qui ne paie pas la participation forfaitaire sur les consultations médicales. Doublement de la participation forfaitaire Annoncée pour juin 2024, la hausse de la participation forfaitaire se met en place à partir du 15 mai prochain. Les assurés paieront désormais 2€ au lieu de 1€ sur chaque consultation médicale. La participation forfaitaire est une somme qui reste intégralement à la charge de chaque assuré, elle n’est donc pas remboursée par l’Assurance maladie ni par la complémentaire santé. Sur quels actes s’applique la participation forfaitaire ? Elle s’applique quel que soit le médecin consulté (secteur 1 ou 2, généraliste ou spécialiste), que vous respectiez ou non le parcours de soins coordonnés. Peu importe le lieu où se déroule la consultation (cabinet, domicile du patient, dispensaire, centre de soins, urgences à l’hôpital).  Elle concerne également les examens radiologiques et les analyses de biologie médicale. Qui paie la participation forfaitaire ? Tout le monde doit s’acquitter de la participation forfaitaire. Même dans les situations suivantes, vous devez la régler : Vous souffrez d’une maladie de longue durée (diabète, cancer, VIH, etc.). Vous êtes en arrêt de travail pour maladie. Vous avez été placé en incapacité permanente suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle. Vous touchez une rente d’invalidité. Vous êtes retraité. Vous êtes dans les 5 premiers mois de grossesse (sauf pour actes médicaux qui relèvent des examens obligatoires). Quel est le plafond de la participation forfaitaire ? La participation forfaitaire est retenue sur chaque acte ou consultation. Si vous consultez plusieurs médecins au cours de la même journée ou que le même médecin réalise plusieurs actes au cours d’une même séance, la participation forfaitaire de 2€ s’applique sur chaque acte dans la limite de 4€ par jour. La participation forfaitaire est défalquée des remboursements ultérieurs de l'Assurance maladie. Elle n'est pas prise en charge par les organismes complémentaires dans le cadre de la mutuelle responsable. Le montant maximal est fixé à 50€ par an et par patient, et s’ajoute l’autre plafond de 50€ relatif à la franchise médicale, soit un coût maximal de 100€ par an qui peut pénaliser les patients les moins aisés déjà durement touchés par la maladie. Qui ne paie pas la participation forfaitaire ? Il existe pourtant des cas où la participation forfaitaire ne s’applique pas. L’exonération concerne certains patients et certaines situations permettent d’être exempté. Les exceptions particulières Les assurés suivants n’ont pas à payer la participation forfaitaire : les enfants et les jeunes de moins de 18 ans les femmes enceintes entre le 1er jour du 6ème mois et le 12ème jour suivant la date de l’accouchement les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) et l’Aide Médicale de l’État (AME) les titulaires d’une pension militaire d’invalidité ou les victimes de guerre pour les soins délivrés gratuitement par l’État en lien avec l’infirmité donnant lieu à pension. les victimes d’un acte de terrorisme pour tous leurs frais de santé. Les exonérations pour tous Aucune participation forfaitaire n’est à payer dans les situations suivantes : les consultations chez le chirurgien-dentiste les soins pratiqués par une sage-femme les soins pratiqués par un auxiliaire médical (infirmier/infirmière, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste) une hospitalisation les actes de dépistage du cancer du sein les examens et consultations dans un centre de dépistage anonyme et gratuit du Sida les actes de dépistage de l’amiante les consultations et soins dans une structure psychiatrique sectorisée sans hébergement les consultations d’expertise médicale. Frein à l’accès aux soins Après la hausse historique des tarifs de mutuelle santé en 2024 (jusqu’à +30% sur la mutuelle senior), le doublement des franchises médicales et de la participation forfaitaire est un coup dur pour les personnes dotés de revenus modestes. Les résultats d’un sondage Ifop de mars 2024 pour le FHF (Fédération Hospitalière de France) montrent que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile. Au-delà du temps d’attente pour obtenir un rendez-vous, de la surcharge des services d’urgences et de la dégradation de l’offre de soins, les raisons économiques poussent certaines personnes à renoncer à se soigner. Au cours des 5 dernières années, plus de 6 Français sur 10 ont déjà renoncé à au moins un acte de soin, et dans plus de 40% des cas, les difficultés financières en sont la cause.

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Crédit immobilier : l’illégale pression des banques en assurance emprunteur

Alors qu'on assiste à une timide embellie du marché immobilier grâce à la baisse des taux d’intérêts depuis début 2024, les banques en profitent pour optimiser leurs marges en imposant leur assurance emprunteur malgré le droit au libre choix du contrat. La délégation est en perte de vitesse au profit de la substitution, comme le constate le courtier Magnolia.fr. La seule alternative offerte aux emprunteurs est en effet de faire valoir la loi Lemoine et changer de contrat dans un deuxième temps pour payer leur assurance au juste prix. Libre choix de l’assurance emprunteur : un droit bafoué par les banques Depuis septembre 2010 et l’introduction de la loi Lagarde, tout emprunteur est libre de choisir l’assurance qui va couvrir son prêt immobilier. Un principe fondamental encore et toujours bafoué par les banques, qui n’ont de cesse d’imposer leur contrat groupe au détriment de l’intérêt financier des consommateurs. Une assurance déléguée auprès d’un prestataire externe coûte jusqu’à 60% moins cher que la formule bancaire. La relance du marché immobilier ces dernières semaines, portée par des taux en baisse, ouvre l’appétit des banques. Si elles ont à cœur de prêter à nouveau après le marasme de l’année 2023 (-40% de production de crédits immobiliers), elles continuent leurs pratiques abusives en matière d’assurance emprunteur, au premier rang desquelles opérer le passage en force de leur contrat maison qui génère des marges pouvant aller jusqu’à 70%. Le marché de l’assurance emprunteur totalise entre 8 et 10 milliards d’euros chaque année, une rente captée à plus de 80% par les bancassureurs.  La substitution d’assurance de prêt immobilier en forte hausse depuis mars 2024 Chez Magnolia.fr, nous observons depuis mars une forte recrudescence des demandes de délégation, non pas en première intention, mais après la signature de l’offre de prêt. Cela illustre les difficultés des emprunteurs à exercer leur libre choix du contrat lors de la demande de prêt. Quasiment plus aucun prêt immobilier n’est accordé sans la souscription à l’assurance bancaire. Après la peur du gendarme, voici venue la peur du banquier. Cette tendance intervient en parallèle d'un redressement du marché immobilier. Entre décembre 2023 et mars 2024, la production de crédits à l'habitat a fait un bond spectaculaire de plus de 50% par rapport à la même période un an plus tôt. Le sursaut s'est produit en février-mars avec le reflux significatif des taux d'intérêts : ils ont perdu environ 50 points de base en un trimestre, ce qui témoigne de l'amélioration des conditions monétaires, génératrice d'une forte concurrence inter-bancaire. Les marges perdues d'un côté doivent être récupérées de l'autre. La loi Lemoine oblitère la loi Lagarde La loi Lagarde est en perte de vitesse, le fait n’est pas nouveau depuis l’entrée en application de la loi Lemoine pour tous en septembre 2022. Si elle donne un coup de griffe au monopole des banques, elle rend ces dernières plus pugnaces dans la captation de clients d’entrée de jeu, dans le but de maximiser les gains sur ce produit ultra juteux. Peut-on parler d’effet boomerang ? La loi Lemoine est une grande avancée pour les droits des emprunteurs. En supprimant la date d’échéance pour pouvoir changer de contrat, elle facilite la démarche et permet à chacun d’accéder à une assurance de qualité au juste prix. Le revers de la médaille est la persistance de la malignité de banques à essayer de contourner tout dispositif réglementaire visant une plus large concurrence dans le but de conserver leurs indécentes parts de marché sur ce produit contraint pour l’emprunteur.